Notre expertise : l'approche interactionnelle et stratégique, dite approche systémique

Les savoir-faire d’Elantiel s’appuient sur l’approche interactionnelle et stratégique, dite approche systémique de l’école de Palo Alto. C'est une approche qui se distingue des autres par sa façon de comprendre les relations humaines. Offrant la possibilité d'une "vision alternative du monde", l'approche interactionnelle et stratégique est un outil au service de l’agilité des organisations.

Issue des thérapies brèves, l'approche systémique est une approche globale qui invite à prendre de la hauteur pour observer la nature des relations entre les éléments d’un système qu’il soit familial ou professionnel.

Le paradigme systémique permet d’appréhender la complexité inhérente aux relations humaines et d‘aborder le changement sous l’angle d’une dynamique interactionnelle. Dans cette approche, l’individu ou le collectif est envisagé au regard de son rapport à l’environnement. L'accompagner nécessite alors de s’attacher plus au « comment faire pour résoudre ce problème ? » plutôt qu’au « pourquoi ce problème ? ».

Ainsi, appréhender une situation ou un projet de façon systémique, c’est le replacer dans le système auquel il appartient et déterminer l’ensemble des facteurs avec lesquels il a des liens. Poser un regard systémique sur une situation ou un projet offre de nouvelles perspectives. L'expertise du systémicien réside en sa capacité à rendre intelligible une situation complexe pour permettre d’identifier des ressources à mobiliser afin de prévenir/gérer les situations difficiles et d'impulser le changement.

Appliquée au organisation de travail l’approche systémique, interactionnelle et stratégique, contribue à l’agilité des organisations et facilite la communication au sein des équipes. C'est une approche efficace pour retrouver du confort dans les relations de travail, s'interroger sur sa pratique professionnelle, développer la performance et l'efficacité collective, permettre à à chacun et chacune de trouver sa place, ou encore pour donner à toutes et à tous l'envie d'agir et d'entreprendre.

GLOSSAIRE DES TERMES SYSTEMIQUES

La théorie générale des systèmes a pour objectif de  "formuler des principes valables pour tout système, et d’en tirer les conséquences" (Von Bertalanffy, 2012, p. 31).
Elle émerge dans les années 1940, principalement grâce au biologiste Ludwig von Bertalanffy. Son point de départ est une critique de la manière traditionnelle de faire de la science qui étudie les éléments séparément pour comprendre un phénomène. Bertalanffy propose au contraire d’étudier les relations entre les éléments et le fonctionnement de l’ensemble.
Son idée : pour comprendre un phénomène, il ne suffit pas de regarder ses éléments, il faut aussi regarder comment ils interagissent entre eux et avec leur environnement.

Joël de Rosnay, dans son ouvrage "Le Macroscope" publié en 1975, définit le système comme un ensemble d'éléments en interaction dynamique, organisés en fonction d'un but. C'est la définition que nous retiendrons !
Elle s'applique à des systèmes biologiques, sociaux, organisationnels ou techniques, et permet de comprendre la complexité et la dynamique du changement car tout système est régit par des propriétés :

L'homéostasie, combinaison de mots grecs signifiant " rester constant " est un phénomène par lequel un système maintient un équilibre interne stable, régulant des constantes vitales telles que la température corporelle, la pression artérielle et l'équilibre hydrique, même face aux variations externes. Ce processus dynamique permet à l'organisme de fonctionner de manière optimale et de s'adapter aux conditions changeantes de son environnement. En résumé, l'homéostasie est essentielle pour la survie et la santé des organismes vivants, car elle permet de maintenir un état d'équilibre relativement stable malgré les fluctuations. Appliquée au systèmes humains l'homéostasie est un mécanisme qui induit la notion résistance au changement : toute tentative de changement peut déclencher des réactions du système visant à restaurer l’équilibre initial, on parle alors de " régulation autour du statu quo ".
" Rien n’est permanent, sauf le changement " - Héraclite

Le principe de rétroaction désigne le retour d’information sur les effets d’une action. Le terme vient de la cybernétique et traduit l’anglais feedback. Un système agit sur son environnement, puis reçoit des informations sur les conséquences de son action. Ces informations peuvent alors modifier la manière dont il fonctionne. Le résultat d’une action devient ainsi une information qui influence l’action suivante.
La rétroaction crée donc une boucle :  Action / résultat / information en retour / nouvelle action / nouveau résultat…
C'est un principe qui nous invite à abandonner une vision linéaire de la causalité dans laquelle  A provoquerait B, puis B provoquerait C, puis C provoquerait D, etc. Dans un système, A agit sur B, mais B agit en retour sur A. C’est cette boucle d’influences réciproques qui permet au système de se réguler, de se maintenir, de changer… ou parfois de s’emballer.

La non-sommativité désigne l’idée fondamentale selon laquelle un système ne se réduit pas à la somme des éléments qui le composent. Autrement dit : "Le tout est supérieur à la somme des parties".
Cette idée, à laquelle Ludwig von Bertalanffy a largement contribué, signifie que les éléments d’un système ne sont pas simplement juxtaposés : ils sont reliés, organisés et interdépendants. C’est cette organisation qui fait émerger des propriétés nouvelles, que l’on ne retrouve pas nécessairement dans chacun des éléments pris séparément. Ainsi, lorsqu’un élément du système se modifie, cette modification peut entraîner des répercussions sur l’ensemble du système. Une variation dans une partie peut donc entraîner une transformation des relations entre les différentes parties, et par conséquent du système lui-même.

Comme le souligne von Bertalanffy  : "Le même état final peut être atteint à partir d’états initiaux différents, par des chemins différents". C'est le principe d’équifinalité qui désigne le fait que des conditions de départ différentes peuvent conduire à un même résultat.
Cette idée rompt avec le modèle mécaniste, selon lequel la connaissance précise des conditions initiales permettrait de prévoir le résultat.
Dans un système, au contraire, le présent ne dépend pas mécaniquement du passé. Deux systèmes ayant des histoires différentes peuvent fonctionner de manière similaire aujourd’hui, tandis qu’un même point de départ peut conduire à des résultats bien différents.

En thermodynamique, on peut observer la tendance qu’a l’énergie à se disperser sans cesse, c’est l’entropie. C'est une transformation irréversible où l’ordre initial devient désordre. En systémique, la notion d’entropie permet de comprendre qu’un système peut progressivement se dégrader, se désorganiser. Autrement dit , sans échanges avec son environnement ni mécanismes de régulation, le système perd en cohérence, en organisation, en qualité, ou encore, en capacité à maintenir ses relations. A l'inverse, la néguentropie désigne le le processus par lequel un système maintient, restaure ou augmente son niveau d’organisation, en luttant contre sa tendance naturelle à la dispersion et à la désorganisation. Ce concept montre qu’un système vivant ou ouvert ne se contente pas de subir l’entropie, il peut s’organiser grâce aux échanges avec son environnement. L’information, la communication, les ressources et les interactions avec l’extérieur contribuent à maintenir sa cohérence et sa capacité d’adaptation.

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