Et si…ce que nous appelons un échec n’était en réalité que le début d’une prise de conscience ?
Cette semaine, une personne que j’accompagne a eu un déclic. Elle a, pendant longtemps, considéré une partie de son parcours comme un échec. Une succession de choix, de situations et de difficultés qu’elle regardait avec regret, comme quelque chose qui la freinait. Pour la suite de l’accompagnement, nous avons décidé, ensemble, qu’elle devait prendre un temps pour s’arrêter, pour considérer son parcours autrement qu’à travers ses échecs et regarder son histoire dans sa globalité.
Et c’est là que tout a changé.
Elle s’est rendu compte qu’elle était entrée, sans vraiment s’en apercevoir, dans un « cercle » qui ne l’aidait pas à avancer. Elle a mis en avant que son environnement, ses habitudes ou encore certains mécanismes entretenaient ses difficultés plutôt que de les résoudre. Ce qu’elle voyait comme son plus grand échec s’est alors mué en sa plus grande force.
Aujourd’hui, elle est capable d’identifier ce qui l’a enfermée, elle comprend mieux ses fonctionnements. Elle sait désormais reconnaître les signaux qu’elle ignorait auparavant. Cette prise de conscience ne change pas le passé mais elle contribue change la façon d’aborder son avenir.
Parfois, le véritable échec n’est pas de tomber, c’est de ne jamais prendre le temps de comprendre comment on a finit par se relever. Et parfois, notre plus grande force naît de ce que nous pensions devoir cacher.
Dans ces articles de la série « Et si… » nos conseillers en insertion socio-professionnelle illustrent les principes de l’approche systémique au travers des accompagnement qu’ils et elles mènent. Quoi de plus parlant que ces témoignages pour comprendre les notions clés de cette approche résolument interventionniste.



